Ce ne sont que des formules auxquelles l’actualité pourrait en ajouter une autre : « élections piège à cons ». Il y a tout de même une part de vérité dans chacune.

« Choc des civilisations »
Samuel Huntington a été décrié pour son article de 1993 puis son ouvrage de 1997 d’abord par ceux qui promeuvent ce choc ( le génocide), les occidentistes qui s’étaient satisfaits des » prophéties » précédentes de Fukuyama, sur la « Fin de l’Histoire » (article de 1989, livre de 1996), autrement dit une victoire du modèle occidental de « démocratie libérale ». Huntington ne cache pas ses préférences pour ce modèle mais en tant qu’historien il s’est montré capable de s’en détacher en considérant qu’une civilisation, la sienne, ne devrait pas chercher à s’imposer aux autres.
Son diagnostic reposant sur les religions définissant huit grands blocs a été discuté mais dans les grandes lignes on peut retenir.
– la Chine sera l’adversaire n°1 de l’Occident, difficile à discuter.
– la « civilisation musulmane » n’ayant pas d’ « état-phare » n’est pas un ennemi stratégique
– « l’Europe chrétienne », c’est dans la poche. Bien vu en 1997 alors que lors de la guerre d’Irak (2003), le politicien Dominique Reynié s’était fourvoyé avec son livre « La Fracture Occidentale ». On connait la suite. En France les ultra- sionistes Sarkozy puis Hollande succèdent à Chirac et s’engagent dans les destructions de la Libye et de la Syrie.
– la « civilisation orthodoxe » (alias la Russie) : une inconnue dont on ne sait pas si elle sera une ennemie. Bien vu aussi.
Ce diagnostic est porté dans les années 90 alors que la nouvelle oligarchie russe est courtisée et que Poutine lui-même n’exclut pas une collaboration avec l’Otan dont la dissolution aurait été la moindre des choses après celle du Pacte de Varsovie.
Signalons enfin la modestie de Huntington qui a déclaré que ses hypothèses n’avaient de valeur que pour la fin du 20ème siècle et le tout début du 21ème.
« Guerres de religion »
C’est une vieille formule longtemps utilisée pour le conflit français entre catholiques et protestants, un conflit armé dans la seconde moitié du 16ème siècle avec un bilan total variant selon les sources de 100 000 à 1 million de morts (y incluant sans doute les épidémies et autres facteurs destructeurs de la vie humaine pendant le petit -âge glaciaire.)
A l’occasion de la visite du pape ces jours-ci en France on se contentera de rappeler le conflit Trump-stein vs Leon 14, le premier se présentant en Jésus, le second dénonçant l’agression contre l’Iran.

La vraie guerre aujourd’hui est menée par l’ Occident au nom du sionisme ce qui se voit jusque dans des détails insignifiants comme le débat de la primaire socialiste du 23 septembre sur LCI où les deux judéo-sionistes, Glucksmann et Guedj, ont tenté au nom de leur juiverie de contrecarrer les positions modérées de Ségolène Royal sur l’Ukraine et le génocide qui se poursuit à Gaza. Evidemment le mainstream sioniste a donné la parole à la racaille apogen (apologie de génocide) CRIF, UEJF, horreur Bergé. Sans oublier l »européïste enragé, le 4merde (qui sévit sur Libération, LCI, France Infox, Arte)


Sionisme vs Chiisme
L’Occident dans sa dernière ligne droite de domination a choisi de promouvoir une secte issue de la religion monothéiste qui a fait fiasco : 20 millions revendiqués contre plus d’un milliard pour chacune de celles qui l’ont écrasée sur son propre terrain, Christianisme et Islam. Viennent ensuite en renfort 300 millions de « christo-sionistes », essentiellement aux USA et en Amérique latine.
Le judaïsme en tant que religion est peut-être majoritairement anti-sioniste et favorable à la destruction de l’excrément colonial dit « Israel ».

« Juif » est une religion et non un passeport médiatique. En conséquence, arguer d’une prétendue, supposée ou désignée origine juive, sans se dissocier du sionisme est un aveu de collusion avec le principal EI (état d’Israel). Il n’ y a pas d’entre-deux. A-t-on vu une seule organisation musulmane française se solidariser avec l’autre EI (état Islamique dit aussi Daesch) ? Non !
Peu importe que l’on considère le sionisme comme une « idéologie » ou une « religion ». C’est en son nom que les crimes du 20ème siècle ont été commis « grâce » à la disparition depuis 50 ans (cycle 4) du léninisme en occident (Asie occidentale comprise) pour perdurer en Asie (Chine Vietnam, Corée du nord). Cette forme d’opposition laïque s’est maintenue jusqu’à la fin de la guerre du Vietnam puis est partie aux oubliettes. En fait, la fin du léninisme (et pas seulement du stalinisme) remonte aux 22ème congrès du Parti communiste de l’URSS en 1961 actant à la fois le schisme sino-russe et la lente agonie de l’Union soviétique.
De ce fait depuis la Révolution de 1979 en Iran la résistance s’est construite autour d’une religion, la variante chiite de l’Islam qui a résisté depuis 50 ans aux agressions occidentistes. Ce pays se verra peur-être décerner le titre d’ « état-phare » défini par Huntington une fois matés les excréments d’occident arabo-sunnites. En précisant bien que le titre vaudrait pour cette région et vraisemblablement pas pour l’ensemble de la discutable « civilisation musulmane » dont les plus gros bastions sont à l’est : Pakistan, Bengladesh, Indonésie.
Les excréments arabo-sunnites bénéficient de bases militaires françaises (Emirats, Jordanie… ) déjà activées lors de l’attaque USraélienne contre l’Iran en juin 2025. Et maintenant le microléon qui appauvrit le pays en armant l’Ukraine déclare ce 24 septembre qu’il va envoyer des avions, des navires et des troupes au « secours » de l’Arabie Saoudite ! Et si Trump et XI se mettent d’accord sur l’Iran, Ormuz et Bab el Mandeb en décidant de se partager le pétrole du Golfe après versement de réparations à la RII, nous passerons pour encore plus cons que nous le sommes déjà…
Elections piège à cons ?
La guerre déclenchée contre l’Iran et le Liban et l’extermination du peuple palestinien ne sont pas sans incidence chez nous. Tout naturellement l’étendard local du sionisme a été confié au Rassemblement National. Hier judéophobe sous le FN, aujourd’hui islamophobe sous le RN, donc « antisémite » une locution employée à contre-sens depuis un siècle. Les juifs persécutés en Europe ne parlaient pas une langue sémitique mais celle de leur pays ou le Yiddish. Aujourd’hui si une langue sémitique était parlée en France ce serait l’Arabe.
A supposer que des élections présidentielles aient lieu en 2027 c’est la géopolitique qui devrait être au centre des préoccupations car en dépendent la misère qui s’installe ici. Comment ? Une restauration du léninisme ne semble pas plus à l’ordre du jour qu’une conversion de Gilets Jaunes au chiisme duodécimain. On fait avec ce qu’on a déjà su faire, un CNR (conseil national de la résistance) comme en 1945 pour restaurer une indépendance perdue. L’Eurotan peut facilement être liquidé en utilisant les contradictions au sein de l’ennemi comme déjà signalé ici.
Une part importante du match incombe à la France Insoumise : plutôt que d’espérer récupérer des Tondelier supplémentaires il faut viser la base populaire encore réfugiée dans le Rassemblement National : pas la classe technicienne et ouvrière qualifiée qui y a migré depuis le parti ex-communiste mais ce qu’on a appelé la France Périphérique, alias Gilets Jaunes. A partir de là, avec les militants des banlieues discriminées et les étudiants anti-sionistes on constitue une force politico-militaire (infra-létale) égale ou supérieure à celle du pouvoir en place. Il ne peut y avoir de « démocratie » sans cet équilibre. L’abandon de la « violence légitime » à l’état Léviathan de Hobbs a déjà été contredite dans la constitution de 1793. Il suffira à Mélenchon et ses alliés de la reprendre dans leur VIème République sans oublier l’article 35 :
« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. »

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