GRENOBLE : APOLOGIE DE GENOCIDE

J-844

Un procès inique devrait se tenir le 29 janvier dans la dite « capitale des Alpes ». L’accusateur, un des candidats aux prochaines élections municipales de Grenoble, s’était rendu en Palestine occupée pour féliciter un soldat sioniste. Ce candidat se nomme Hervé Gerbi et il était lors de la visite en octobre 2023 le président de la section dauphinoise du CRIF, le Conseil Représentant Israel en France . La photo a été largement publiée par la presse locale, comme lors d’une interview sur France Bleu Isère.

Des militants anti-génocide ont alors fait le rapprochement de la collusion Gerbi-SS (soldat sioniste) avec la situation sous la France occupée. C’est l’un deux, Joel Morlighem, qui fait l’objet de l’accusation et qui sera jugé pour le non-sens à la mode, dit « antisémitisme ».

Certains considéreront peut-être que c’est faire trop d’honneur aux deux petites frappes de 2023 que de les comparer avec les ténors de 1940 -Pétain-Hitler – mais dans les deux cas il s’agit bien d’une complicité avec des états pratiquant des génocides reconnus.

Il est donc surprenant que le procureur de la république de Grenoble Etienne Manteaux ait donné une suite à la plainte d’un individu prétendant parler aux nom des « Dauphinois juifs » alors qu’il n’a représenté que ceux qui se reconnaissent dans l’état colonial qui occupe encore la Palestine. Espérons que les magistrats sauveront ce qu’il reste d’état de droit au moment où une nouvel attentat contre la liberté d’expression est en examen.

Une autre affaire aurait pu mériter l’attention de la justice concernant le même Morlighem qui fut mis en garde à vue à la suite d’une accusation jugée calomnieuse. Si son innocence a été établie par les services de police, comment se fait-il que l’on ne connaisse pas encore l’identité de celle qui avait déclaré l’avoir vu peindre des tags judéophobes ? Et tant que nous y sommes pourquoi ne pas en rechercher les auteurs ?

Infection sioniste grenobloise

Le candidat Gerbi n’est pas un débutant en matière de délation. Quelques exemples à son actif de président du CRIF dauphinois.

A sa décharge, on peut rappeler que la collusion de la ville de Grenoble avec l’état génocidaire est bien antérieure à cet épisode. Alain Carignon arrivé au pouvoir en 1983 sur une ligne droitière signe le jumelage avec la colonie sioniste de Rehovot. Celui qui intervenait – à contre-courant et sous les rires – dans les amphis gauchistes des années 70 a démontré par la suite une indiscutable intelligence politique. Il a été parmi les premiers de la droite à enfourcher le shoahbizz. Alors que j’étais le correspondant « Alpes » de Libération son attachée de presse me propose de couvrir une exposition de Marek Halter. Je lui déclare mon désintérêt : « pourtant ce genre d’hommage est bien apprécié notamment par votre journal » me répond-t-elle. Je saurais par la suite grâce à des collègues parisiens que le maire de Grenoble fréquentait les salles de la rédaction. Je ne peux que lui en être reconnaissant, ayant contribué à mon départ anticipé du tabloïd israélien en langue française.

Sous les mandats suivants du socialiste Michel Destot le jumelage ne fut pas supprimé, pas plus que sous ceux d’Eric Piolle. Alors que les horreurs du génocide à Gaza crevaient les yeux, le maire écologiste a maintenu ces liens sans crainte du ridicule. Avec le CRIF il honore le bouffon islamo-sioniste Chalgoumy, rejeté par les associations islamiques de la région.

Eradiquer le sionisme à Grenoble

Application à l’échelle locale. Aux prochaines élections municipales, les candidatures des courants sionistes dénoncés ci-dessus seront présents. Carigon (LR), Gerbi ( Horizons), Cardinal (Renaissance) et, pour succéder à Piolle, Laurence Ruffin, équivalente du frangin, dont on appréciera l’amalgame dans cette déclaration faite au Dauphiné Libéré.“Alors que nos campagnes d’affichage débutent dans la bonne humeur pour nos militants, nous constatons depuis plusieurs jours l’apparition de croix gammées sur des affiches d’Allan Brunon et des caricatures de Vichy visant Hervé Gerbi. Je condamne avec la plus grande fermeté ces actes indignes qui empoisonnent le débat public […] La haine n’a pas sa place à Grenoble, ni ici ni ailleurs.”

Le sionisme gauche-droite sera donc bien représenté à Grenoble

A voir si le candidat LFI Allan Brunon sera capable de refuser l’alliance avec la gauchaille sioniste. Quelques heures après le procès intenté par Gerbi il sera à Alpexpo avec sa colistière et Manuel Bompard



Laisser un commentaire