DEFINIR L’ENNEMI PRINCIPAL

L’agression contre le Venezuela est tout sauf une surprise et déjà annoncée en même temps qu’une autre possible prochainement en Iran. Et pourquoi pas Cuba, Nicaragua, Colombie, voire plus tard le gros morceau du coin, le Brésil pour  « libérer Bolsonaro » ?
Aujourd’hui à l’échelle globale l’ennemi principal  de tous les peuples est bien l’axe sioniste dominé par USrael que celui-ci soit servi par un démocrate gâteux,Biden, ou un beauf exhibitionniste (Trump), tous deux larbins de l’AIPAC
Cet ennemi extermine le peuple palestinien avec la complicité de la plupart des états. On a pu s’en rendre compte avec l’abstention russe et chinoise lors du CS ONU du 2025/11/17 avalisant la poursuite du génocide par le « plan de paix » trumpiste, comme ce fut le cas pour la Libye en 2011. Il n’y a plus de loi internationale, l’ONU n’est même plus le « machin »  de De Gaulle mais une poubelle au même titre que son prédécesseur d’entre les deux précédentes guerres mondiale, la SDN.

A quelle échelle ?

A chaque niveau il faut redéfinir l’ennemi principal du moment. Ne pas chercher la définition de l’ennemi principal dans le mainstream, idem en série B, type trotskyste NPA-Mediapart. Pour comprendre la nature des contradictions et cibler l’ennemi du moment on peut au contraire s’inspirer du prolongement de la théorie marxiste-léniniste chez Mao ZeDong. « De la Contradiction » en définit plusieurs types selon le lieu, le moment, la nature de l’ennemi, antagoniques ou « au sein du peuple », les alliances possibles, de court ou long terme et les compromis provisoires nécessaires entre les deux. (Tentative de réfutation trotskyste c’est ici.)

Une occasion se présente avec les positions de Donald Trump. Passons sur la question climatique : le nouvel échec de la cop 30 ne fait que confirmer celui des précédentes et Trump n’y est pour rien, pas plus que Bill Gates. La religion du RCA (réchauffement climatique anthropique) n’est plus guère présente qu’en Europe chez les dirigeants et une partie de la bourgeoisie, plutôt du centre et de la gauche…et encore : avec la destruction de l’industrie automobile (entre autres) même la nazicologie allemande se voit contrainte de faire marche arrière. Avec les sommes pharaoniques gâchées pour le green deal on ne serait peut-être pas loin de l’élimination des particules fines qui, elles, polluent encore.

Plus que le fiasco bobocolo et la crise énergétique, industrielle et sociale qui en a résulté, la  guerre de l’Otan contre la Russie, qui l’a exacerbée, est une opportunité à saisir. Le putsch US au Venezuela a révélé la nullité des cliques européïstes, le microléon français s’en félicitant après que l’autre larbin, Barrot, l’ait condamnée un peu plus tôt.   La presstitution officielle (France infox) a tenté en vain de concilier les deux discours.

Avec la prise prochaine d’Odessa et la fermeture de la Mer Noire à la Nazikraine, la contradiction au sein de l’ennemi – US vs UE – réapparaîtra. Une sortie de l’Eurotan contribuerait à la rendre antagonique : peuple par peuple car il n’y a jamais eu de « peuple européen ». Nous n’avons pas à être « solidaires » des pays dénazifiés en 1945 par l’Armée Rouge et otanisés depuis.  On peut alors revenir à  « l’alliance de revers »  avec la Russie quelque opinion que l’on ait de son régime même si sa « protection » est pour le moment peu convaincante  (Syrie, Venezuela, Iran…).

France ou  « Europe » ? 

S’agissant de la dissuasion nucléaire stratégique, loin derrière la 1ère division (USA-Russie) et la 2ème (Chine) la France joue au mieux en 3ème division aux côtés des Royaume Uni, Inde, Pakistan, Corée du Nord, « Israel » … Ceci devrait être suffisant en cas de conflit avec l’Empire : avant d’être effacé de la carte, l’Hexagone aurait sans doute le temps de vitrifier les deux bases militaires US voisines, Allemagne et Italie, tout comme la Corée du Nord pourrait anéantir son voisin du sud et le Japon, avec ou sans l’autorisation de ses voisins, Chine et Russie. Dans un tel contexte, le dindon de la farce est la République Islamique d’Iran qui en 45 ans n’a pas su se doter d’une dissuasion de 3ème division au nom de préjugés religieux exprimés par le premier Ayatollah (Khomeini) pour qui les armes de destruction massive étaient « contraires à l’Islam » . Dans la situation géopolitique incertaine du moment la RII risque d’en payer le prix après avoir été incapable de défendre la Palestine, le Liban et la Syrie, la capitulation dans ce dernier cas étant principalement imputable à la Russie.

Ennemis secondaires, alliés provisoires

Pour sortir de l’Eurotan il faudrait déjà une sorte de CNR (Conseil National de la Résistance) aux conditions suivantes. A  « gauche » on met la pédale douce sur le sociétalisme 68tard en particulier la religion climatiste. A « droite » on enterre le racisme anti-migrants et surtout on rompt radicalement d’avec le sionisme.

« Militairement » si le centre bourgeois est toujours aux commandes de l’appareil d’état, il suffit pour l’éliminer de réunir les forces qui composent le prolétariat contemporain : gilets jaunes, agriculteurs, racisés de banlieue, étudiants anti-sionistes, restes syndicalistes… C’est largement suffisant pour dissuader les forces de police qui ne peuvent que respecter les rapports de force indépendamment des ordres reçus.

Une fois la France sortie de l’Eurotan, ce dernier explose sous la conjugaison de forces contraires : anti-sionistes comme l’Espagne et l’Irlande ou sionistes mais anti-Bruxelles du genre Hongrie. C’est une autre façon d’amplifier les contradictions au sein de l’ennemi et de les rendre antagoniques. Plus tard, les alliés de circonstance n’ont plus qu’à régler leurs comptes …et que le meilleur gagne.



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